Maitre du Jeu Admin


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 | Sujet: Histoire Lun 14 Sep - 4:18 | |
| Histoire Le Château de Kermoal date des XVe et XVIIe siècles... Il regorge de recoins de mystères et de légendes plus ou moins connues. Je m'en vais vous conter les plus fameuses d'entres elles, mais elles sont plus nombreuses dont certaines bien plus sombres ! Mais vous le savez, la Bretagne est une terre de légende, on y croise fées, korrigans et toute sorte de créature entres les bois et la mer. Kermoal, demeure familiale habitée et entretenue depuis plus de six siècles, représente un ensemble complet et homogène malgré l'incorporation successive d'éléments relevant des principales époques caractérisant le développement des demeures nobles depuis le Moyen-Age. Les légendes du Château de KermoalComorre et Triphine | Spoiler: | | | Au temps ou Saint-Gildas gouvernait son monastère de Rhuys, le Comte de Cornouaille nommé Comorre était un fort méchant homme. Comorre ayant vu la douce et belle Triphine, fille de Guérok, Comte de Vannes, en devint éperdument amoureux et la demanda en mariage. Il fut éconduit, à cause de son extrême cruauté et de son comportement avec ses précédentes femmes, qu'il mettait à mort dès qu'il les savait enceintes. Comorre pria Gildas d'intervenir en sa faveur. Le Saint homme se rendit à la cour du Comte Guérok, qui lui accorda sa requête, à condition qu'il lui, ramenât sa fille si le cruel Comorre se livrait sur elle à quelque brutalité. Comorre épousa donc la chaste et adorable Triphine, et l'emmena en ses terres, la traitant respectueusement et témoignant envers elle d'un grand amour. Cependant, lorsqu’il la sentit grosse, il décida de lui faire subir le sort de ses autres femmes. Averti de son dessein, la Dame monta sur la blanche Haquenée et s'enfuit chez son père. Le terrible Comorre se lança à sa poursuite, l'atteignit aux portes de Vannes et lui trancha la tête d'un grand coup d'épée. Saint-Gildas, qui s'était porté garant de la bonne conduite du comte, arrivait à cet instant. Il s'approcha du corps et, prenant la tête, la lui remit sur le cou , et soudain, la jeune femme se leva et parla. Elle se rendit chez son père, où elle accoucha d un fils Trémeur
La douce Triphine, victime de la brutalité de son époux, se retirait souvent dans sa chambre pour pleurer. Le petit Trémeur essayait, au moyen de ses caresses, d'apaiser la douleur maternelle. - Je dois continuer à souffrir par Comorre jusqu’à ce qu’il soit vaincu par quelqu'un de plus fort que lui. Trémeur méditait et retournait ces paroles sans arriver à en pénétrer le sens. Un matin le jeune Trémeur vit un des domestiques de son père portant un gros ballon de cuir - Ce ballon est une soule neuve. Pour l'étrenner, il a convoqué tous les hommes des paroisses voisines à une grande partie qui va se jouer tout à l'heure. On assure que Monseigneur Comorre n'a jamais trouvé son égal comme souleur.
La partie de soul s'engagea. Elle battait son plein, lorsque Trémeur s'avança - Que viens-tu faire ici, avorton ? hurla Comorre, furieux ? - Avorton ? Pas si avorton que cela ! Riposta l'enfant. Et saisissant le ballon qui passait à sa portée, il se mit à jongler si prestement avec la soule que toute l'assistance en demeura ébahie Comorre, au lieu d'être fier d avoir un fils plus adroit que lui-même, sentit son cœur se glacer d'une rage jalouse, et il s'élança vers Trémeur, le poing levé. Mais c'est en vain qu'il poursuivit. Cent fois, il crut mettre la main dessus : cent fois, Trémeur s'esquiva. Derrière lui, Comorre s'épuisait à courir, le souffle rauque, les yeux injectés de sang. Finalement, il s'affaissa sur le sol, aux trois-quarts mort. Des paysans le placèrent sur un brancard et le rapportèrent au manoir, juste au moment ou Trémeur s'y rentrait de son côté en triomphe, acclamé par la foule. Triphine parut à la fenêtre de sa chambre. Comorre qui avait repris ses sens gronda et d'un seul coup, fit sauter la tête de son fils. Triphine lâche un grand cri et perdit connaissance, mais Trémeur ne se troubla pas pour si peu : il ramassa sa tête, d'où pas une goutte de sang n'avait jailli, et dit paisiblement : - Je la porterai désormais sous mon bras, au lieu de l'avoir sur les épaules, à part cela, il n y aura rien de changé ! Il n avait pas fini de parler que le tyran rendait, dans un dernier juron, son âme au diable Trémeur avait pris goût à la soule, et gagna toutes les parties qui se jouèrent. Après sa mort, le bon Dieu en fit un Saint, et les joueurs de soule le choisirent pour patron. |
Renaissance & Révolution en Cornouailles
| Spoiler: | | | En partie détruit et restauré au 16e siècle par Corentin du Pou et Marguerite Bernard, sieur et dame de Kermoguer pour être plus à la mode de la renaissance. Il est ensuite vendu à l'érudit historien et généalogiste Guy Autret, chevalier de l'ordre du Roy et filleul du sanguinaire et féroce pillard des guerres de la Ligue, Guy Eder de la Fontenelle. Le tragique soulèvement des Bonnets rouges (1675) contre les rigueurs de la fiscalité royale et leur excessive misère, ne semble pas s'être manifesté au détriment de la maison seigneuriale de Kermoal, du moins les documents d’archives n’en ont pas apporté jusqu’ici la révélation. Dans la nuit du 17 Janvier 1732, un navire de Guernesey s'échoua sur la plage juste à coté du château. Le compte François de Derval alors propriétaire envoya ces gens aider les marins naufragés certains parvinrent à se sauver, mais hélas, il y eu une dizaine de mort qui hante la plage et les environs du château. Ils errèrent jusqu'au matin cherchant aide et assistance aux alentours. En 1789, quand éclatera la Révolution, il sera lieutenant au régiment du Roy-Infanterie. Puis, il émigre en Angleterre pour fuir les excès et les dangers du nouveau régime et sauvegarder son existence. En 1795, il prend part à la malheureuse descente des Émigrés à Quiberon. Fait prisonnier, il fut traduit condamné à mort et aussitôt passé par les armes. Ainsi disparut tristement le dernier seigneur du Guilvinec, dont le vieux manoir nostalgique, témoin de ses premiers pas et de ses premiers sourires, évoque intensément le souvenir dramatique. A sa suite, les soldats des armées de la République vinrent occuper militairement l'ancienne gentilhommière. Le lieutenant Pierre-François Fontaine, de Caen, s installa au manoir avec sa femme, Marie-Perrine du Fossey, de Roscoff. |
Il était une fois...
Alors me direz vous, comment d'un château hanté on fait le plus grand et le plus renommé Domaine équestre de Bretagne ? Lisez cette fabuleuse histoire, un compte de fée moderne ou comment le Château de Kermoal devint le Centre Hippique Gaëlic
| Citation: | En 2007, alors que le château tombe en ruine habité par un descendant de Pierre-François Fontaine de Caen : Guillaume Fontaine. L'homme alors très âgé sentant sa fin proche décide de léguer son château à la personne qu'il en jugera digne. Or Guillaume fontaine fut un grand écuyer dans sa jeunesse et bien qu'il n’ait plus qu'un cheval dans ses écuries et qu'il ne montât plus, il gardait en lui l'amour du cheval et du beau dressage. Il chargea ses domestiques de chercher en Bretagne quelqu'un pouvant exécuter une parfaite pirouette avec son cheval. Ils parcoururent pendant un an toutes les écuries de la région sans rien trouver, c'est en se rendant au Domaine Equestre du Val qu'ils trouvèrent Maële Kezeg. Ils l’emmenèrent au château, elle exécuta une belle pirouette mais pas parfaite ! Guillaume lui dit que ce n'était pas se qu'il recherchait. Mais en voyant juste après la jeune femme s’occuper de son cheval avec amour, le vieil homme eut un éclair dans les yeux. Il souriait en regardant son propre vieux cheval apprécier les caresses de la jeune femme et décida de léguer son château à Maële. La jeune femme saisit l’aubaine avec une grande joie et toute l’humilité qu’elle devait à ce grand homme de cheval. La Kez’, comme l’appelaient les gens du coin, s’était déjà fait un nom en élevant quelques bons chevaux et la propriété familiale sur laquelle elle avait bâtit son domaine était devenu bien trop petit pour accueillir les passionnés qui affluaient de toute la France. Elle installa ces chevaux dans les magnifiques écuries du Château et put continuer son essor. De plus, Guillaume vécu encore six mois durant lesquels il transmit son grand savoir équestre à la jeune femme.
Un jour, elle réussi à exécuter une pirouette parfaite, le cheval était parfaitement fluide et léger dans son attitude dégageant facilité et harmonie. Guillaume s'écria dans un souffle :
« OUI ! C'est ça tu l'as senti ? Une pirouette parfaite est la signature d'un écuyer de grand niveau »
Bien sur que Maële l'avait senti ! Mais les jambes du vieil homme le trahirent et il tomba dans le sable. Voyant son meilleur instructeur s’effondrer d’un seul coup, Maële sauta à terre et l’aida à s’assoir mais la fin était venue et Guillaume le savait. Et ces ainsi, foulant le sable d’un carré de dressage et dispensant ces conseils à une élève attentive, qu’il rendit son dernier souffle. Il eût à peine le temps de dire dans un sourire, comme un ‘laissez moi partir car je suis heureux’ :
« L'air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval » |
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